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Quoi de neuf aux archives ?
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Confiez-nous vos archives Racontez-nous votre histoire...
Chaque année, le Mémorial de la Shoah recueille tous types de documents ou d’objets issus d’archives privées : lettres, carnets, manuscrits, journaux, tracts, papiers administratifs, objets, photos, cartes postales, dessins, témoignages oraux, films, etc... Ces pièces sont parmi les biens les plus précieux d’une famille, souvent l’unique trace d’un père, d’une mère, d’un être cher, assassinés pendant la Shoah.
Les archives privées apportent un autre éclairage sur l’Histoire, une contribution aux actions d’information et de formation, notamment en direction des publics jeunes. En conservant ces documents, en les portant à la connaissance du plus grand nombre au travers d’expositions historiques, de films, de documentaires, de travaux universitaires, ou – comme dans le cas du manuscrit du « Journal » d’Hélène Berr – de publications, le Mémorial de la Shoah préserve à jamais la mémoire de vos proches, leur histoire, leur visage.
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Souviens toi de Drancy Lettres et objets.
 © Mémorial de la Shoah / CDJC
Histoire du don
Le Mémorial a très récemment reçu des documents d’archives ayant appartenus à Monsieur Léon Grunman, déporté à Drancy, puis au camp d’Auschwitz en 1942. Sa fille, Rachel Isselbacher Grunman, a fait don au CDJC d’un ensemble de lettres écrites par Léon Grunman entre 1941 et 1942 à son épouse Thérèse et ses deux filles, Fanny et Rachel, et de plusieurs objets.
© Mémorial de la Shoah / CDJC
Parmi ces objets, on trouve un gobelet gravé au camp de Drancy par Léon Grunman en 1941, portant la mention « Souviens-toi de Drancy », une gamelle gravée également au camp de Drancy avec les prénoms de sa famille (Léon, Thérèse, Fanny et Rachel) ainsi qu’un sac ayant servi à envoyer le linge à Léon Grunman durant son internement à Drancy.
Le Mémorial tient à remercier Rachel Isselbacher Grunman très sincèrement pour sa générosité.
Léon Grunman
Biographie
Léon Grunman, de son vrai nom Lieba Grunman, est né le 28 Mars 1895 à Varsovie, en Pologne. Il habitait 169 boulevard Voltaire à Paris et était marchand forain.
Il a été interné à Drancy, puis déporté à Auschwitz le 22 Juin 1942 par le convoi n° 03.
© Mémorial de la Shoah / CDJC
 © Mémorial de la Shoah / CDJC
Dans le cadre de la création d'une exposition sur le camp de Drancy ainsi que pour perpétuer la mémoire de la Shoah par la conservation et la mise en valeur de documents, Le Mémorial recherche tout type de documents d'archive, d'objets, de photographies relatifs à l'histoire du camp et des internés.
Pour toute remise de documents, une permanence est assurée les mardis après-midi, de 14h30 à 17h30, sans rendez-vous préalable.
Renseignements: Tél: 01 42 77 44 72
En savoir plus sur les campagnes de collectes du CDJC
Envoyer un mail au service des archives
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Les Aquarelles de Drancy
Consultable au Centre de Documentation
Histoire du don En novembre 1983, la nièce de Jane Levy nous avait fait don de 4 aquarelles réalisées par sa tante durant son internement à Drancy. Nous savions qu’il en existait d’autres car elles figuraient en illustration du témoignage de Julie Crémieux-Dunand paru en 1945.
Elle aussi avait été internée au camp de Drancy mais en avait été libérée. Malgré nos recherches, il ne nous a pas été possible de retrouver les aquarelles manquantes ; non plus que des informations sur la façon dont elles avaient été sorties du camp
Jane Levy, Drancy 3 mai 1943
Heureux hasard, il y a quelques semaines, M. Robert Cohen nous a contactés pour nous dire qu’il avait trouvé une aquarelle de Jane Levy et qu’il souhaitait en faire don au Mémorial.
Nous tenons à le remercier très sincèrement pour sa générosité.
Jane Levy, Drancy 13 juin 1943
Jane Levy
Biographie
Jane LEVY est née le 28 septembre 1894 à Paris dans une famille juive traditionnelle d’origine alsacienne. Très jeune, elle se fait remarquer pour ses talents de dessinatrice. Elle entre à 18 ans aux Arts-Décoratifs où elle étudie peinture, pastel, gouache dans lesquels elle exprime beaucoup de sentiments. Elle s’intéresse ensuite à la céramique qui devient son domaine de prédilection et grâce auquel elle s’épanouira totalement. Elle fournit beaucoup d’œuvres à la Manufacture de Sèvres.
En 1922, elle se rend à Worms dont elle peint la synagogue. Puis elle voyage en Palestine en 1934 dans le cadre des expositions du pavillon de Sèvres et expose à la foire internationale de Tel-Aviv.
Au début de l’occupation, le nouveau directeur de la Manufacture de Sèvres renvoie Jane Levy parce qu’elle est juive. Arrêtée le 27 novembre 1942, elle est emprisonnée à la Santé et transférée à Drancy où elle travaille un peu en illustrant, par des dessins et des gouaches, la vie dans ce camp.
le 31 juillet 1943, elle sera déportée de Drancy avec son frère Albert, à destination d’Auschwitz.
 Jane Levy, Drancy 25 avril 1943
 Jane Levy, Drancy 10 mai 1943
 Jane Levy, Drancy 3 juin 1943
Dans le cadre de la création d'une exposition sur le camp de Drancy, Le Mémorial recherche tout type de documents d'archive, d'objets, de photographies relatifs à l'histoire du camp et des internés.
Pour toute remise de documents, une permanence est assurée les mardis après-midi, de 14h30 à 17h30, sans rendez-vous préalable.
Renseignements: Tél: 01 42 77 44 72
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Numérisation des Archives départementales du Rhône.
Le CDJC, pour ses besoins de communication aux familles de victimes et aux chercheurs, a proposé au Département du Rhône de numériser et microfilmer des documents librement communicables et conservés aux Archives départementales du Rhône. Ils portent sur le sort des Juifs, des Tziganes et autres groupes de victimes entre 1933 et 1948 dans le département du Rhône. Cette opération sera réalisée aux frais du CDJC grâce au soutien de la FMS. L'opération est prévue sur une durée de 6 mois.
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Les témoignages britanniques disponibles au Mémorial de la Shoah
Le 3 Septembre 2008, le Memorial de la Shoah-CDJC a reçu la visite de l’Association of Jewish Refugees (AJR), association fondée en 1941 par des Juifs réfugiés d’Europe Centrale. L’AJR est actuellement la plus importante organisation du Royaume-Uni, pour le soutien aux réfugiés et aux victimes juives des persécutions nazies, en Grande Bretagne et dans les pays d’Europe. A ce titre, l’AJR accueille en son sein des membres venus de tout les pays d’Europe anciennement occupés par l’Allemagne nazie, mais également des enfants et petit enfants de survivants de la Shoah.
D.R Michael Newman pour l'AJR, Sophie Nagiscarde, Jacques Fredj et Karel Fracapane pour le Mémorial de la Shoah
A l’occasion de cette journée, le Mémorial de la Shoah s’est vu remettre une collection intégrale de témoignages de réfugiés, appelée « Refugee Voices ». Cette collection issue d’un projet initié en 2003 par Anthony Grenville et Bea Lewkowicz est constituée de 150 interviews filmées, représentant une compilation d’environ 450 heures de tournage en totalité. Elle se caractérise par la diversité de ses témoignages, dans lesquels les réfugiés ou survivants de la Shoah issus de milieux sociaux et d’univers souvent très différents, évoquent leurs expériences de l’occupation, des camps de concentration ou des ghettos, leur fuite et leur installation en Grande Bretagne. Mais elle cherche également à raconter l’adaptation de ces nouveaux venus à la vie dans ce pays, et surtout leurs contributions diverses à son histoire.
Durant cette cérémonie, les témoignages ont été intégrés à la base de données du Mémorial et rendus accessibles au Centre d’Enseignement multimédia (CEM) pour le grand public, les enseignants, les étudiants et les chercheurs. Cette compilation se compose d’une base de données qui permet d’accéder à l’intégralité des témoignages audiovisuels, mais aussi aux scripts des interviews.
Pour l’AJR, ce projet constitue ainsi « un moyen de créer une archive historique de premier ordre, en capturant la mémoire des juifs réfugiés pour les générations futures. »
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