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Maxi Librati |
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Maxi Librati, rescapé du ghetto de Varsovie. (1:15:34)
Issu d’une famille de juifs marocains, Maxi Librati ignore tout des menaces pesant sur les juifs, lorsqu’il est arrêté en juillet 1943. Déporté à Birkenau, il est ensuite affecté au Todkommando du ghetto de Varsovie, chargé de brûler les morts…
Témoignage recueilli en 2004 par le Mémorial de la Shoah et la Mairie de Paris.
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Chapitre 1 : De l'enfance à l'arrestation Chapitre 2 : Emprisonné à Montluc. Chapitre 3 : Le transfert à Drancy. Chapitre 4 : Le devenir du reste de la famille. Chapitre 5 : La déportation vers Birkenau. Chapitre 6 : La première sélection. Chapitre 7 : Transfert au camp du ghetto de Varsovie. Chapitre 8 : L'horreur du Todtkommando. Chapitre 9 : Le typhus, l'infirmerie. Chapitre 10 : La "Marche de la mort", juillet 1944. Chapitre 11 : Le transfert au camp d'Allach. La libération du 30 avril 1945. Chapitre 12 : Rapatriement à l'hôtel Lutétia. Retrouvailles familliales Chapitre 13 : La carrière et la famille. Chapitre 14 : "On est les derniers survivants. Alors si on ne fait pas ce travail, qui va le faire?"
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Biographie :
Né à Lyon en 1925, dans une famille juive originaire du Maroc, Maxi Librati est l’aîné d’une fratrie de seize enfants, dont il sera le seul déporté. Il grandit dans un milieu populaire à Saint-Fons. Ses parents sont illettrés, et la famille suit peu les informations à la radio. Arrêté dans un train, il ignore totalement l’existence d’une quelconque menace pesant sur les juifs : "Jusqu’à mon arrestation [en juillet 1943], je n’avais jamais entendu parler de déportation ni d’arrestation."
Envoyé à la prison du fort Montluc, il tente d’envoyer une lettre à ses parents, ce qui lui vaut d’être isolé dans une cellule, sans nourriture pendant cinq jours. Il est par la suite transféré à Drancy, puis part pour Birkenau, le 2 septembre 1943. Il y reste trois semaines, avant d’être transféré dans un camp du ghetto de Varsovie, où il est affecté au Todtkommando ("commando de la mort"), chargé de brûler les cadavres. Il attrape le typhus.
Envoyé à l’infirmerie, il impressionne le kapo par ses talents de fils aîné habitué aux travaux ménagers et devient garçon de chambre. L’avancée soviétique pousse les Allemands à évacuer le camp en juillet 1944. Maxi est transféré à Dachau, près de Munich, à l'issue d'une "marche de la mort" d'une centaine de kilomètres. Il est libéré par les Américains, le 30 avril 1945 à Allach, autre camp de Bavière.
Lorsqu'il revient à Paris, il pèse 29 kg. Il retrouve à Lyon ses parents, frères et sœurs, qui avaient été cachés à la campagne par le patron du père de Maxi, plus tard décoré de la médaille des Justes. Maxi fait ensuite carrière dans le vêtement. Il parvient à ouvrir son propre magasin, pour lequel Paco Rabanne a conçu quelques modèles, à ses débuts.
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