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Accueil  >  Archive et documentation  >  témoignages  >  Marceline Loridan-Ivens


  Marceline Loridan-Ivens
 
  Marceline Loridan-Ivens, la petite prairie aux bouleaux (3:13:45)

Déportée en 1944 à Birkenau, Marceline Loridan-Ivens s'est "libérée" par la pellicule. En 2003, elle réalise La Petite Prairie aux bouleaux (traduction du polonais Brezinka, Birkenau en allemand), film qu'elle a "porté pendant 40 ans".

Témoignage recueilli en 2004 par le Mémorial de la Shoah et la Mairie de Paris.



 
 
 
  Chapitre 1 : Les origines familiales, l'enfance.
Chapitre 2 : L'entrée en guerre, le départ pour Vichy.
Chapitre 3 : La famille entre dans la Résistance.
Chapitre 4 : L'arrestation en 1944.
Chapitre 5 : Drancy - Auschwitz.
Chapitre 6 : L'arrivée au camp, la première sélection.
Chapitre 7 : Les premiers jours, le Kanada, Mengele.
Chapitre 8 : Octobre 1944 : la révolte du Sonderkommando.
Chapitre 9 : D'auschwitz à Bergen-Belsen.
Chapitre 10 : L'horreur de Terezin, la libération.
Chapitre 11 : Un difficile retour.
Chapitre 12 : un film "porté pendant quarante ans"

 
 
 
 

Biographie :

Marceline Rosenberg est née en mars 1928 à Epinal, de parents juifs polonais, émigrés en 1919, qui ont eu cinq enfants. Elevée à la dure dans les Vosges, elle a 11 ans en 1939.

Engagée très tôt dans la Résistance, sa famille fuit vers Vichy puis achète une maison à Bollène (Vaucluse). Le maire et le commissaire de police protègent les Rosenberg jusqu'à ce que la Gestapo passe outre pour arrêter Marceline et son père. Emprisonnés à Avignon puis Marseille, tous deux sont transférés à Drancy et déportés à Auschwitz-Birkenau en mars 1944. Sans le savoir, une amie de Marceline l'entraîne sur la voie de la survie, tandis que les nazis condamnent son père. 

Lorsque Marceline revit sa descente aux enfers devant la caméra, des souvenirs longtemps enfouis ressurgissent encore. Les fosses communes qu'elle doit creuser pour les Hongrois assassinés. Les sélections devant Mengele, où Marceline se pince les joues "pour paraître moins blanche" et dissimule ses blessures. La "folie de la faim et de la soif", le paludisme, la révolte du Sonderkommando, puis Bergen-Belsen et la dernière déportation vers l'horreur de Terezin (Tchécoslovaquie), ghetto libéré par les Russes.

Marceline revient à Paris en août 1945, couverte de poux et de gale. Sa mère et ses plus jeunes frères et sœurs étaient restés cachés dans le Vaucluse. L'épouse du cinéaste néerlandais Joris Ivens a fini par témoigner, rouvrant cette blessure. En 2003, elle a réalisé La Petite Prairie aux bouleaux (traduction du polonais Brezinka, Birkenau en allemand), film qu'elle a "porté pendant quarante ans". Anouck Aimée y tient le rôle principal.



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