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Charles Palant |
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Charles Palant, 650 jours en enfer. (3:54:37)
"J'avais une haine illimitée pour le nazisme, je n'en avais pas pour les Allemands." Engagé à gauche, Charles Palant a "jeté sa jeunesse dans une bataille pour un monde nouveau", après avoir survécu de justesse à 650 jours de déportation, d'Auschwitz à Buchenwald.
Témoignage recueilli en 2004 par le Mémorial de la Shoah et la Mairie de Paris.
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Chapitre 1 : L'enfance à Belleville. Chapitre 2 : "Le fascisme était le danger mortel", les années 1930. Chapitre 3 : L'apprenti maroquinier devient syndicaliste. Chapitre 4 : 1939 : La victoire de Franco, montée de l'antisémitisme. Chapitre 5 : Premières mesures antijuives, les camps de Pithiviers et Beaune-la-Rolande. Chapitre 6 : Passage de la famille en zone libre. Chapitre 7 : Août 1943 : l'arrestation par la Gestapo, le fort-Montluc. Chapitre 8 : Drancy, départ du convoi 60 vers l'inconnu. Chapitre 9 : L'enfer d'Auschwitz. Chapitre 10 : La "descente dans l'animalité", les usines IG Farben. Chapitre 11 : Malade, Charles échappe de justesse aux chambres à gaz. Chapitre 12 : La "marche de la mort". Chapitre 13 : Buchenwald, un "camp de politiques". Chapitre 14 : La libération, sans euphorie. Chapitre 15 : "Construire autre chose".
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Biographie :
Né en 1922 dans le Belleville parisien de tous les immigrés – ses parents avaient fui la Pologne des pogroms –, Charles Palant s'est engagé très tôt dans la lutte contre les fascismes, à la Ligue internationale contre l'antisémitisme (LICA, devenue LICRA) et à la CGT (section des maroquiniers). En juillet 1941, il passe la ligne de démarcation vers Lyon, où le rejoignent sa famille et de nombreux amis.
Charles Palant a 21 ans lorsqu'il est arrêté par la Gestapo, en août 1943, pour possession de faux papiers, avec sa mère et sa sœur, tandis que son frère aîné y échappe par hasard. D'abord emprisonnés au Fort-Montluc, tous trois sont ensuite déportés vers Drancy puis vers Auschwitz, d’où sa mère et sa sœur ne reviendront pas. "On comprend que si on cède au chagrin, on est mort", dit-il.
Charles Palant raconte la "descente dans l'animalité" des déportés de Buna-Monowitz (Auschwitz III), sa sélection pour la chambre à gaz à laquelle, malade, il échappe grâce au souvenir des blagues d'un chansonnier lyonnais, sa Marche de la mort avec 60 000 déportés début 1945, puis le train pour Buchenwald (Allemagne), et l'insurrection de ce camp, la veille de l'arrivée des libérateurs américains.
Après 650 jours passés en enfer, Charles Palant ne s'est senti "l'ennemi de personne, pas même des Allemands". "Au sortir de la plus abominable faillite de l'organisation humaine", il s'est lancé dans la lutte pour la construction d'un "monde meilleur".
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