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Ida Grinspan
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Ida Grinspan |
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Ida Grinspan, j'ai pas pleuré. (1:43:15)
"J’ai su toute petite ce qu’étaient les pogroms", raconte Ida Grinspan, née Fensterszab, à qui son père, modeste tailleur, "faisait souvent remarquer la chance [qu’elle avait] de vivre en France". Déportée en 1944 à Birkenau, Ida Grinspan s'est "libérée" par la plume en publiant J'ai pas pleuré, en 2002, écrit avec Bertrand Poirot-Delpech (Robert Laffont).
Témoignage recueilli en 2004 par le Mémorial de la Shoah et la Mairie de Paris.
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Chapitre 1 : De l'enfance à l'arrestation de sa mère. Chapitre 2 : L'arrestation d'Ida dans la nuit de 30 au 31 janvier 1944. Chapitre 3 : Drancy-Auschwitz Chapitre 4 : "Cris et hurlements" Chapitre 5 : l'entrée au camps : "En l'espace d'une demi-journée, tout a basculé." Chapitre 6 : Du commando des pierres à l'usine d'armement. Chapitre 7 : Le rituel de l'appel, la "peur bleue des sélections." Chapitre 8 : La "marche de la mort." Chapitre 9 : La désorganisation de Ravensbrück. l'infirmerie de Neustadt. Chapitre 10 : Avril 1945, l'arrivée des Soviétiques. Chapitre 11 : La convalescence, le retour à la vie. Chapitre 12 : "Pour moi, la Shoah, ça n'est pas une affaire de juifs. On s'est attaqué à la race humaine." Chapitre 13 : Commentaires sur les livres et films traitant de la déportation. Chapitre 14 : Le lien entre les anciennes déportés. Témoigner dans les écoles.
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Biographie : Ses parents avaient fui l'antisémitisme de la Pologne, cinq ans avant sa naissance, en 1929 à Paris. S'ils envoient Ida, en juin 1940, chez une nourrice à Jeune-Lié, près de Melle (Deux-Sèvres), c’est parce que les conditions de vie y sont meilleures et non par crainte de mesures antisémites. Ida "ignore tout de ce qui se passe à Paris", jusqu’à ce son père lui annonce, dans une lettre, l’arrestation de sa mère lors de la rafle du Vél' d'Hiv, en juillet 1942. Elle-même est arrêtée, dans la nuit du 30 janvier 1944, chez sa nourrice, au grand dam de cette dernière, par trois gendarmes français.
Interrogée à Niort pour lui soutirer l’adresse de son père et de son frère aîné, elle est transférée à Drancy, qu'elle quitte pleine d'espoir : on lui dit que "ceux qui ont de la famille déportée vont la rejoindre". Après un voyage en train dans la promiscuité et la puanteur, elle arrive à Birkenau, le 13 février 1944. Débarrassée deux ans plus tôt de ses nattes, Ida paraît plus âgée que ses 14 ans, et évite ainsi la chambre à gaz, où étaient envoyés d’office les moins de 15 ans. Elle Affectée à un commando des pierres, puis des pommes de terre, elle travaille ensuite dans une usine d’armement.
En janvier 1945, les Allemands évacuent Auschwitz, et une terrible "marche de la mort" emmène Ida jusqu’à Breslau (aujourd’hui Wroclaw, en Pologne), puis à Ravensbrück. Malade du typhus, elle est envoyée dans une annexe du camp, à Neustadt, où elle est soignée par Wanda, une infirmière polonaise déportée pour résistance.
En mai 1945, c’est en brouette que les soldats soviétiques l’évacuent vers un hôpital militaire. Rapatriée au Bourget en avion, elle apprend que son père, déporté mi-1944, ne reviendra pas. Depuis les années 1980.
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